SIBCA 2026 : le bas carbone s’impose dans l’immobilier de bureaux

Le SIBCA 2026 a fermé ses portes mercredi soir avec 15 257 visiteurs, soit 20% de plus qu’en 2025. Près de 200 exposants, plus de 400 élus présents. Pendant trois jours, toute l’équipe MAKE Office était au Grand Palais.
Au-delà des chiffres, nous étions particulièrement fiers et honorés d’être là, au milieu de grands acteurs de l’immobilier, de la construction et de l’aménagement qui partagent avec nous une même volonté : faire évoluer nos métiers vers des modèles plus responsables.

Un stand au Grand Palais
Pour une entreprise de notre taille, exposer au SIBCA représente un vrai investissement. Le mobilier, les matériaux, la conception du stand, la préparation, et trois jours durant lesquels une grande partie de l’équipe est mobilisée. Ça va bien au-delà du prix du stand.
Alors pourquoi l’a-t-on fait ?
Tout simplement parce que c’est un des rares événements où nous pouvons parler pleinement de sujets qui font partie de l’ADN de MAKE Office depuis sa création. Et pouvoir le faire sous la verrière du Grand Palais, entourés d’entreprises et de professionnels qui cherchent eux aussi à faire bouger les lignes.
Nous avons surtout adoré les rencontres. Pendant trois jours, nous avons pu échanger avec des clients, des partenaires, des confrères, des fournisseurs et des visiteurs, leur présenter notre démarche, leur faire toucher nos matériaux, expliquer nos choix et raconter concrètement ce que nous essayons de mettre en place sur nos projets.
Voir que cette approche a été comprise, appréciée et partagée nous donne encore davantage envie de continuer, de nous challenger et d’aller plus loin.

Ce que nous sommes venus montrer
Chez MAKE Office, l’empreinte environnementale n’est pas un sujet que nous avons ajouté récemment à notre discours. Elle fait partie de nos valeurs depuis le premier jour. Le SIBCA était l’occasion de la rendre très concrète à travers plusieurs initiatives.
MAKE It Green
Notre démarche environnementale appliquée à nos projets d’aménagement de bureaux. Réemploi et réhabilitation du mobilier, matériaux biosourcés, matériaux fabriqués en France ou en Europe, circuits courts et artisans locaux avec lesquels nous construisons des relations sur le long terme. Nous détaillons cette approche dans notre article sur les espaces éco-conçus.
Le label B Corp
Une reconnaissance importante de notre engagement envers la société et l’environnement, mais surtout un cadre exigeant qui nous oblige à documenter nos actions, à mesurer nos progrès et à constamment nous remettre en question. Nous revenons sur ce que cette certification change réellement dans le fonctionnement de l’entreprise.
MAKE Better
Notre association à but non lucratif, à travers laquelle nous mettons notre métier et notre savoir-faire au service de structures à impact, notamment en rénovant gratuitement certains de leurs espaces, mais aussi en intervenant auprès des plus jeunes pour faire découvrir les métiers du bâtiment. C’est le cas de la rénovation d’un service de l’hôpital Trousseau.
C’est probablement là que se situe une partie importante de notre conviction.
La transition de nos métiers ne peut pas uniquement se résumer à des tonnes de CO₂ évitées, des indicateurs ou des tableaux Excel. Ces chiffres sont indispensables, mais nous avons également envie que notre activité ait un impact humain et social concret.
Avec MAKE Better, nous essayons justement de donner une dimension supplémentaire à notre engagement. Derrière les objectifs bas carbone, il y a aussi des associations, des équipes, des jeunes, des lieux et des personnes que notre métier peut aider. Pour nous, c’est aussi ça construire de manière plus responsable.

Quels signaux ressortent du SIBCA ?
Performance économique et impact ne s’opposent plus
Le MEDEF a récemment publié son rapport « Agir ensemble : de l’engagement à l’impact », un panorama de ses actions pour accompagner les entreprises dans leurs transformations. Une conviction traverse l’ensemble du document : performance économique et contribution à l’intérêt général ne s’opposent pas.
C’est ce que nous avons ressenti pendant ces trois jours.
Le bas carbone, le réemploi, les matériaux responsables ou encore la sobriété énergétique ne sont plus seulement des sujets de communication. Ils deviennent progressivement des critères de conception, d’investissement, d’exploitation et de choix pour les utilisateurs.
BBCA comptabilise aujourd’hui 7,1 millions de m² labellisés en France et en Europe, soit 960 opérations, en hausse de 22 % en un an, et ce dans un marché immobilier pourtant particulièrement exigeant.
Comme l’a résumé Guillaume Poitrinal, cofondateur de WO2, sur scène :
« Il y a cinq ans, en immobilier d’entreprise, le bas carbone était un argument de plaquette. Aujourd’hui, c’est un critère de location. Le débat est tranché. »

Ce que nous en retenons
De notre côté, ces trois jours nous confortent surtout dans l’idée que nous sommes sur la bonne voie. Mais ils nous rappellent aussi qu’il reste énormément à inventer : de nouveaux matériaux, de nouvelles filières de réemploi, de nouvelles façons de concevoir, de construire, d’acheter et de collaborer. Et c’est ce qui nous motive.
Nous sommes repartis du Grand Palais avec beaucoup de rencontres, beaucoup d’idées et surtout encore plus d’envie de poursuivre notre démarche.
Merci à toutes celles et ceux qui sont venus nous voir au stand pour découvrir MAKE Office, échanger avec notre équipe, toucher nos matériaux et questionner notre manière de faire. Votre intérêt nous pousse à continuer.
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FAQ
Le Salon de l’Immobilier Bas Carbone réunit chaque année au Grand Palais les acteurs de l’immobilier, de la construction et de l’aménagement engagés dans la décarbonation du bâtiment. L’édition 2026 s’est tenue du 1er au 3 septembre.
Le label Bâtiment Bas Carbone évalue l’empreinte carbone d’un bâtiment sur l’ensemble de son cycle de vie, de la construction à l’exploitation. Il compte aujourd’hui 7,1 millions de m² labellisés en France et en Europe.
Oui, et c’est le signal principal de cette édition. Le bas carbone est passé du registre de l’argument commercial à celui du critère de location et d’investissement, comme l’a formulé Guillaume Poitrinal sur scène.
Elle atteste que l’entreprise a été auditée sur l’ensemble de ses impacts : environnement, conditions de travail, relations avec les fournisseurs, gouvernance et engagement auprès de la collectivité. Pour un aménageur, cela couvre la sélection des matériaux, les pratiques de chantier et les relations avec le réseau d’artisans partenaires.

