MAKE Office au SIBCA 2026 : la décarbonation des bureaux se joue aussi dans le second œuvre

Du 1er au 3 septembre 2026, le Grand Palais accueille la cinquième édition du SIBCA, le Salon de l’Immobilier Bas Carbone. MAKE Office y sera, stand J5. Un rendez-vous qui n’a rien d’anodin pour une entreprise de travaux et d’aménagement d’espaces professionnels.
Le SIBCA a une particularité que peu de salons du secteur revendiquent : seuls les acteurs proposant réellement des solutions ou des produits bas carbone peuvent y exposer. Cette sélection à l’entrée explique le profil du salon, qui attend cette année 200 exposants, plus de 12 500 visiteurs professionnels, 300 intervenants et près de 130 grands débats et conférences. Le tout placé sous le haut patronage du Président de la République et co-organisé avec l’Association BBCA.

Pourquoi un aménageur de bureaux au milieu des promoteurs et des investisseurs
Quand on regarde la liste des exposants du SIBCA, on trouve surtout des promoteurs, des foncières, des bureaux d’études, des industriels du gros œuvre et des collectivités. Le second œuvre et l’aménagement y sont beaucoup plus discrets. C’est précisément là que se situe MAKE Office.
Le débat sur le carbone de l’immobilier s’est longtemps concentré sur la structure et l’enveloppe : le béton, l’isolation, les systèmes énergétiques. Ce sont des postes lourds et ils méritent l’attention qu’ils reçoivent. Mais un immeuble de bureaux ne bouge presque plus une fois construit, alors que ses plateaux, eux, sont réaménagés plusieurs fois au cours de sa vie. Un déménagement, un changement de locataire, une réorganisation interne, une bascule vers le flex office. À chaque cycle, des cloisons partent en benne, des postes de travail sont remplacés, des revêtements refaits.
Additionnés sur quarante ans, ces cycles pèsent lourd. Et ils échappent souvent aux calculs, parce qu’ils sont fractionnés, portés par des budgets différents et rarement instruits comme un sujet carbone. Le secteur du bâtiment représente en France 43% de la consommation énergétique et 23% des émissions de gaz à effet de serre. Le carbone d’un aménagement, lui, n’apparaît sur aucune étiquette énergétique. Il se dilue dans des lots de second œuvre que personne n’agrège.
Venir au SIBCA, c’est porter ce sujet devant les maîtres d’ouvrage, les directions immobilières et les investisseurs qui décident en amont. Parce qu’un projet d’aménagement bas carbone se joue rarement au moment du chantier. Il se joue six mois plus tôt, dans le cahier des charges.

Ce que nous mettons sur la table au stand J5
Notre démarche MAKE It Green tient en quelques principes que nous appliquons chantier après chantier.
Le réemploi avant l’achat.
Réutiliser ce qui fonctionne encore plutôt que de le jeter, chez le client lui-même quand c’est possible, sur le marché de seconde main sinon. Les fauteuils et les luminaires sont les postes où cette logique donne les résultats les plus nets, et c’est aussi là que la différence d’empreinte entre neuf et reconditionné est la plus documentée.
Des matériaux biosourcés et géosourcés
Le bois d’abord, mais aussi ces nouvelles familles de matériaux qui revalorisent des déchets industriels en panneaux, en revêtements ou en mobilier. Nous regardons systématiquement l’impact carbone et les émissions de COV, le second critère pesant directement sur la qualité de l’air intérieur des équipes qui occuperont les lieux.
Le made in France quand il existe
Nos ateliers partenaires conçoivent et fabriquent en France. Moins de transport, une traçabilité réelle, et un tissu d’artisans locaux avec qui nous travaillons dans la durée plutôt qu’au coup par coup.
L’upcycling
Donner à un produit une fonction différente de celle pour laquelle il a été conçu. C’est souvent la partie la plus intéressante d’un projet sur le plan architectural, et celle qui donne aux espaces leur caractère.
L’optimisation énergétique
Nous réalisons des audits en phase conseil et nous arbitrons les systèmes de chauffage, de climatisation, d’éclairage et d’eau en fonction de leur consommation réelle. Cette approche permet aux projets de viser une certification reconnue : BREEAM, HQE, LEED ou WELL.
Ces engagements ont été audités et validés par notre labellisation B Corp obtenue en 2025. Un label qui ne récompense pas une intention mais une performance mesurée, sur l’environnement comme sur le volet social et la gouvernance. Il se renouvelle, et c’est ce qui en fait un outil de progrès plutôt qu’un trophée.

Le programme 2026 que nous suivrons de près
Trois temps forts du salon croisent directement nos sujets de chantier :
- Le parcours Économie circulaire, qui traite du réemploi de matériaux à l’échelle du bâtiment et des filières qui commencent à se structurer autour.
- Santé et usages, où se discutent la qualité de l’air intérieur, le confort acoustique et thermique. Des sujets que nous rencontrons sur chaque projet, et qui décident souvent de l’adhésion des équipes à un nouvel aménagement.
- Les Trophées BBCA, qui distinguent les maîtrises d’ouvrage et les opérations les plus performantes en réduction carbone. C’est le meilleur observatoire annuel de ce qui se fait réellement, pas de ce qui s’annonce.
À noter aussi, l’Après-midi Talents du jeudi 3 septembre, de 14h à 18h. L’entrée y est gratuite pour les étudiants et les professionnels de l’immobilier en recherche d’emploi, sur justificatif.
Venez nous voir
Nous serons au stand J5 pendant les trois jours. Un projet d’aménagement de bureaux en cours, un plateau à rénover, ou simplement l’envie de creuser la question du carbone dans le second œuvre : l’équipe sera là pour en parler concrètement, chiffres et réalisations à l’appui.
- SIBCA 2026 Grand Palais
- 7 avenue Winston Churchill, 75008 Paris
- Mardi 1er et mercredi 2 septembre : 9h – 19h
- Jeudi 3 septembre : 9h – 18h
- Stand J5
FAQ
Le SIBCA, Salon de l’Immobilier Bas Carbone, se tient du 1er au 3 septembre 2026 au Grand Palais, 7 avenue Winston Churchill à Paris 8e. Les journées professionnelles sont ouvertes de 9h à 19h les mardi et mercredi, et de 9h à 18h le jeudi.
Sur le stand J5, pendant les trois jours du salon.
C’est un projet d’aménagement conçu pour limiter les émissions à chaque étape : réemploi du mobilier et des matériaux existants, choix de matériaux biosourcés ou géosourcés à faible teneur en COV, fabrication française pour réduire le transport, gestion des déchets de chantier et optimisation des consommations énergétiques des installations.
Oui. Le réemploi porte principalement sur des assises, des luminaires et des rangements en bon état, remis en état et réintégrés dans une conception architecturale globale. Sur la plupart des projets, la norme aujourd’hui est un mix entre pièces réemployées et pièces neuves éco-conçues, arbitré poste par poste.
Elle atteste que l’entreprise a été auditée sur l’ensemble de ses impacts : environnement, conditions de travail, relations avec les fournisseurs, gouvernance et engagement auprès de la collectivité. Pour un aménageur, cela couvre la sélection des matériaux, les pratiques de chantier et les relations avec le réseau d’artisans partenaires.

